Roulons Propre Roulons Nature

Un point sur la tribune libre : Octobre 2009

Voici un petit point sur la tribune libre pour ce mois d’octobre 2009 :

Le premier article a été laissé par Mr Guilbaudeau Jerôme et concerne la probable taxation de l’E85 en 2010

Les dernière nouvelles, que j’ai pu récupérer sur la toile, indique que l’E85 supportera au même titre que les carburants fossiles une augmentation via la taxe carbone au 1er Janvier 2010. Je ne comprends plus, après toutes les aides mises en place pour acheter un véhicule adapté (carte grise gratuite, malus pratiquement inexistant, prix à la pompe autour de 0,8 cents), nous allons nous retrouver comme les autres utilisateurs à supporter une augmentation du prix à la pompe : cela me fait regretter d’avoir acheté un Ford S-Max Flex-Fuel, il aurait mieux valu que j’achète un bon diesel : je n’aurais pas été obligé de sacrifier l’agrément de conduite (pas de turbo à géométrie variable sur le Flex-Fuel qui conserve un moteur atmosphérique) ni l’autonomie (pas de boite à 6 rapports et surconsommation de 20% ) pour rouler écologie puisque nos chers députés ne le considèrent pas comme tel.

A moins d’un amendement ou d’une décision présidentielle, nous supporterons donc encore une fois une taxe injuste. J’ai tenté d’alerter Alain Prost chargé par le gouvernement de promouvoir l’E85 en France pour 2010 justement, mais il ne semble pas avoir de site personnel sur le web où l’on puisse laisser un message.

Même le site Roulons propre Roulons Nature ne semble pas révolté par cette annonce car depuis plusieurs semaines, je ne vois aucune news s’y rapportant.

Je suis totalement découragé, les véhicules Flex-Fuel sont en plus pratiquement in-revendables et pour cause.

Seule solution la mobilisation : mais comment?

A tous ceux qui lisent mon message : si vous avez des informations plus concrètes concernant cette taxe carbone sur l’E85, je suis preneur qu’ elles soient bonnes ou mauvaises.

A Jerôme, vous avez 100% raison ! Nous sommes bien au courant de cette situation intolérable où l’E85 serait assujetti à la taxe carbone. Sachez que nous y travaillons et nous ne nous laisserons pas faire. Si nous ne publions pas d’article dessus, c’est qu’avant de crier au loup nous voudrions être surs d’avoir tiré sur toutes les ficelles et nous ne voulons poster que des informations définitives. Ne perdez pas espoir : nous sommes ici plus motivés que jamais !

Voici un autre article laissé par Mr Fleire Jean-Pierre concernant un problème de distribution locale d’éthanol :

Je viens d’acheter une Renault Clio 3 Flex-fuel.
Je suis client de la station Total de Colomiers qui a mis en place une borne de distribution de bioéthanol hors service. J’ai demandé la date d’ouverture de ce poste il m’a été répondu qu’il n’y aurait jamais de bioéthanol à Colomiers.

Je suis stupéfait d’être obligé d’aller à plus de 10 km de mon domicile pour atteindre le premier distributeur qui se trouve être total croix de pierre à Toulouse et qui de plus est quand même de 10% plus cher que le reste de la profession déjà installée en distribution de ce nouveau carburant. Total ne joue pas le jeu du carburant propre.

Peut-on organiser une pétition pour obtenir ce carburant dans la 2ème ville de haute Garonne qui a environ 11600 foyers de 3 personnes donc au moins 23200 véhicules et parmi ceux-ci au moins 2500 nouveaux véhicules achetés pouvant utiliser le bioéthanol ?

A Jean Pierre, nous sommes à fond avec vous ! En revanche nous n’avions pas d’information sur une pompe E85 à Colomiers… Sachez qu’il vaut mieux demander aux patrons de supermarché qu’aux pétroliers et si par chance un supermarché doit rénover sa station, il faut faut lui demander de rajouter une pompe pour l’E85 ! Pour la pétition bonne idée, voici l’excellent site : petition.be.
Nous serions enchantés de signer cela !

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Nouvelle Dacia Logan Bioéthanol

Moins de 14 minutes !

Nouvelle étude ADEME sur le bilan écologique globale des biocarburants : octobre 2009

On l’attendait comme le Saint Graal ! En effet depuis 2002, l’ADEME n’a pas réactualisé son étude sur le biocarburant. C’est pourquoi le Grenelle de l’ Environnement a demandé une nouvelle étude avec une nouvelle méthodologie approuvée par l’ensemble des intervenants (industriels, administrations et ONG). Cette nouvelle étude est sortie en catimini début octobre 2009, disponible sur le site de l’ADEME.fr. Cependant quelques semaines après, elle est retirée du site car un collège d’industriels demande à revoir des chiffres. Je vous laisse deviner qui a demandé cela. Car les résultats obtenus ne sont pas une surprise : cela confirme que les biocarburants et l’éthanol en particulier produits en France ont un réel intérêt environnemental : en étude complète de la petite graine, en passant par les engrais et le tracteur et enfin le camion approvisionnant des pompes d’E85 par exemple. Les chiffres sont éloquents : de 57% à 73% de CO² additionnel dans l’atmosphère en moins selon le type de matière première utilisée. Les 73% sont issus de la betterave à sucre. En prenant la proportion d’éthanol dans l’E85 : soit environ 75%, on obtient en moyenne 40% de CO² en moins ! Ce qui correspond à la mention sur les cartes grises de nos voitures Flex-Fuel. Ceci confirme bien que le biocarburant produit en France est une réelle solution et une alternative au carburant fossile. En ces temps de Sommet de Copenhague il convient de le souligner !

->Télécharger le rapport

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Réchauffement climatique VS Croissance économique?

Est il politiquement correct d’être d’accord avec les propos tenus par Claude Alègre, scientifique et homme politique, qui affirme, d’une part que le réchauffement climatique n’est pas prouvé, et qui fustige ceux qui nous prédisent le pire dans les années à venir ??

Pour nous le réchauffement climatique n’est plus un thème à débattre, en revanche il nous parait important de prendre position à ses cotés lorsqu’il critique vertement ces pseudo nouveaux écologistes qui nous demandent publiquement de reconsidérer notre mode de vie et d’abandonner toute idée de croissance économique si on veut sauver la planète !!

Deux informations nous permettent de dire que la croissance économique doit et peut s’appuyer sur la résolution de problèmes environnementaux.

On apprend dans un premier temps que l’Europe fait office de mauvais élève dans le monde pour ses émissions de Méthane et d’oxyde nitreux, gaz essentiellement émis par l’agriculture et l’élevage.(L’oxyde nitreux est produit par la dégradation des engrais chimiques par les bactéries, et le méthane est rejeté dans l’atmosphère par la digestion du bétail et les excréments.)

Dans un deuxième temps on peut lire que L’Oréal vient d’inaugurer en Belgique une usine de fabrication de produits capillaires fonctionnant uniquement au méthane…(54.000t de matières premières dont 75% de résidus de l’industrie alimentaire (épluchures de pommes de terre, liquides issus du lavage des laiteries etc…) et 25% de cultures énergétiques (Maïs).

Au pays bas une usine de production d’énergie électrique fonctionnant au méthane fournit de l’électricité à 5000 foyers en milieu rural…

On peut donc générer de la croissance en fabriquant des usines qui traitent intelligemment le problème des rejets de gaz à effet de serre…non?

Source image : justice-paix.fr

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Le sommet de Copenhague, tout le monde y sera… même les pétroliers

Presque tous les pays du monde seront présents du 7 au 18 décembre prochains à Copenhague, pour la conférence sur le climat. On l’annonce comme un événement et c’est bien de cela qu’il s’agit. N’ayons pas peur de le comparer à Yalta ou Versailles, car les conséquences qu’ont eut ces traités fameux dans l’histoire sont bien en deça des conséquences du réchauffement climatique sur les populations, la faune et la flore, bref sur la planète entière. Mais ne soyons pas dupes. Comme à Kyoto en 1997, les allées seront pleines de journalistes, de délégués, de politiques, de représentants d’associations, etc. mais aussi de lobbyistes du camp des pétroliers… et ce ne seront pas les moins actifs ! Eux ne s’embarrasseront pas de grands principes, ils ne sont pas là pour ça ; Et c’est bien là que réside leur force.

Ils sont focusés sur des objectifs précis et mesurables. Par exemple, l’un de leurs objectifs principaux est de limiter le plus possible les engagements des pays en voie de développement pour l’adoption du plan de développement à faibles émissions de carbone, qui obligerait ces pays à suivre la voie de la Chine (et donc la voie des véhicules propres) et non celle de l’Inde (et de ses « Tata » pas chères mais polluantes). Et ils vont s’acharner à prouver qu’on ne peut pas priver les populations des pays en voie de développement de l’accès aux transports, à la mobilité et au confort…. Sans compter qu’on les priverait aussi des emplois qui vont avec…

Pour arriver à leurs fins, ils ont un autre levier à actionner : contrecarrer le plan d’aide à l’adaptation. Ce plan prévoit que 4 milliards de dollars soient versés par les pays riches aux pays les plus pauvres pour les aider à opter pour une croissance « propre ». Et bien sûr, dans un contexte où les pays occidentaux auront bien du mal à mettre la main à la poche, on voit déjà à quel point la tâche des lobbyistes du pétrole sera facile… De la même façon, un grand nombre d’entre eux vont travailler les délégués au finances de chaque pays pour leur montrer à quel point leurs pays récemment fragilisés par la crise ne peuvent en aucun cas se permettent d’abonder le plan de finances qui sera proposé à Copenhague. Ce dernier prévoit en effet une cotisation de 8 à 12 milliards à rassembler auprès de tous les pays contributeurs, afin de financer la mise en œuvre de solutions permettant d’engager le monde vers une ère post-pétrole.

Enfin, dernier point d’attaque de nos lobbyistes : le marché du carbone. Fin 2012, expirent les périodes d’engagement pour le mécanisme de développement propre (système d’échange entre pays industrialisés et en développement). Inutile de deviner à quel point, ils vont s’efforcer de tronquer ce mécanisme à leur avantage… Bref, à Copenhague, la guerre sera peut-être feutrée, mais elle n’en sera pas moins dure, de même que ce qui en sortira, sera aussi fondateur ou destructeur pour la suite de notre Histoire….

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Résultats du sondage « Selon vous quel sera le prix du baril de pétrole au 1er Janvier 2010 ? »

L’éthanol s’invite au Paris Dakar 2010

La betterave, toujours plus verte !

Comme vous le savez, la France est largement autosuffisante en matière de besoins en bioéthanol, fourni notamment par la transformation de la betterave. Aujourd’hui, la France est le premier producteur mondial de sucre de betterave (4,1 millions de tonnes en 2008-2009) et et aussi premier producteur européen d’alcool, en grande partie grâce à la betterave.
Au cours des dernières décennies, les rendements en sucre ont enregistré record sur record, affichant une moyenne nationale de près de 14 tonnes par hectare en 2009, avec des pointes de 18 ou 19 t/ha sur certaines parcelles. Au plan de l’affectation des sols, cette augmentation de productivité a permis de réduire de manière significative les surfaces dédiées à la betterave sucrière qui sont passées de 550 000 ha en 1978 à 371 000 ha en 2008 (- 32 %), libérant ainsi des surfaces agricoles pour d’autres cultures.
Et en plus, la betterave a pris le virage « vert » : la mise en œuvre sur le terrain des avancées techniques, scientifiques et agronomiques a conduit à une nette réduction des apports d’engrais azotés (- 30 % depuis 1978) ainsi qu’à une stabilisation, voire, dans certains cas, une réduction, des utilisations de produits de protection des plantes (PPP). Alors qu’il fallait, en moyenne, plus d’un kilo de substance active de PPP pour produire une tonne de sucre, il suffit seulement aujourd’hui d’environ 300 g. En raison de leur situation géographique, la plupart des zones de culture (situées au nord de la Loire) bénéficient de conditions climatiques limitant l’irrigation.
En outre, les besoins en azote de la betterave sont modérés par rapport aux autres grandes cultures. Afin de réduire au maximum la pression exercée sur la qualité de l’eau et des sols, les agriculteurs limitent la fertilisation minérale en agissant sur différents leviers : enfouissement des pailles issues de la récolte précédente (restitution au sols des éléments nutritifs), épandage des effluents recueillis lors de la production de sucre et d’alcool (recyclage des “écumes” de sucreries et “vinasses” de distilleries), mise en place de cultures intermédiaires.
Cette pratique, relativement récente, consiste à couvrir le sol avec des cultures associant deux espèces (légumineuse, moutarde, radis…) à la fin de l’été, en attendant les semis de betteraves qui ont lieu en mars de l’année suivante. Cette couverture permet de fixer efficacement les nitrates et d’éviter leur ruissellement, d’où leur appellation de “Couverts intermédiaires pièges à nitrates” (Cipan). De plus, en offrant une protection efficace contre les agents climatiques, elle permet de lutter contre l’érosion, d’améliorer le drainage et la cohésion du terrain, de diminuer les mouvements de terre…
Autant d’avancées qui, associées les unes aux autres, font de la betterave sucrière une grande culture à la fois performante et raisonnée. Merci la betterave !

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Source image : forumfr.com
Source : bioéthanol.com

Citoyen responsable… oui, mais quand ?

On sait qu’en France, comme dans de nombreux pays, le transport et le bâtiment sont les principaux utilisateurs du pétrole et du gaz. Les principaux consommateurs sont en définitive les ménages, bien qu’ils s’en défendent. C’est donc le citoyen-consommateur qui est le plus à même de faire évoluer la situation, dans le bon comme dans le mauvais sens.
En ce qui concerne les transports, la recherche technologique permet dès aujourd’hui de réaliser de vrais progrès en terme d’éco-responsabilité, via les substituts variés aux carburants tirés du pétrole mais à part les biocarburants ces autres substituts ne sont pas encore disponibles. Les autres solutions actuelles sont le covoiturage, les transports en commun, la compensation carbone… ainsi que l’utilisation de véhicules moins gourmands. Mais on voit bien que les citoyens, bien qu’ils plébiscitent ces avancées, ne se bousculent pas pour les faire entrer dans leur quotidien, peut être parce que les coûts de ces produits sont encore supérieurs à ceux du marché. Mais c’est un fait, la crise pétrolière profonde et durable va bientôt pointer le bout de son nez…
Une démarche volontariste, qui consiste à diminuer sa vitesse moyenne sur ses trajets habituels, le nombre de kilomètres parcourus dans l’année, à pratiquer l’éco-conduite et à n’acheter dès maintenant que des véhicules légers et/ou moins consommateurs et moins polluants devient de plus en plus nécessaire.
La responsabilité du citoyen lambda en ce domaine est d’ailleurs bien plus importante qu’il ne le croit car s’il optait dès aujourd’hui pour ces options plus durables, tous les constructeurs seraient obligés de suivre en termes d’offres.
Le citoyen peut donc changer les choses. Il a aujourd’hui de nombreuses cartes en main pour le faire. Vite, il y a urgence…

Source image : dkomaison.com

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