Le Greenwashing, désigne un procédé de marketing utilisé par une organisation dans le but de donner à l’opinion publique une image écologique responsable, alors que les actions réelles engagées par la société dans ce domaine ne sont pas forcément importantes, voire sont inexistantes ou contradictoires.
Comme nombre d’internautes l’ont relevé sur la Toile, la campagne publicitaire de Total actuellement diffusée est très jolie sur la forme, mais le fond ne résiste pas à une analyse des faits.
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« Demande croissante en énergie et lutte contre le réchauffement climatique. Deux enjeux en apparence contradictoires. Pas forcément ». « Nous continuons de découvrir du pétrole et du gaz pour répondre aux besoins de tous en énergie. C’est notre métier ».
Première objection des internautes: selon l’Agence Internationale de l’Energie, il n’y a pas eu de nouvelles découvertes majeures de gisement depuis plus de quinze ans, les gisements connus et exploités sont en train de s’épuiser. Le pic pétrolier mondial (qui désigne le moment où la production mondiale de pétrole commencera à décliner du fait de l’épuisement des réserves de pétrole exploitables) est d’ailleurs prévu d’ici 20 ans pour les spécialistes les plus optimistes.
Deuxième objection des internautes, Total déclare également : « Pour vous, notre énergie est inépuisable », et c’est ce qu’il nous montre également avec cette déclinaison print de sa campagne laissant entendre que le groupe est investi dans les énergies renouvelables et en particulier les éoliennes.

Source image : lalliance.fr
Or l’activité de Total dans le développement d’énergies renouvelables est en fait très faible comparée à son activité pétrolière et gazière. Par exemple, les carburants issus de la biomasse ne représentaient en 2005 que 1,2 % de son offre de carburant en France (rapport sociétal et environnemental 2005, p. 71).
Du côté de l’énergie éolienne, ça n’est pas mieux : en France, le groupe n’a installé en tout et pour tout que 5 éoliennes, en 2003, sur le site de la raffinerie des Flandres, près de Dunkerque.
Rappelons simplement l’article 2-1 de la recommandation écologique de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (anciennement le BVP) : « La publicité doit proscrire toute déclaration de nature à tromper directement ou indirectement les consommateurs sur la réalité des avantages ou propriétés écologiques des produits ainsi que sur la réalité des actions que l’annonceur conduit en faveur de l’environnement ».