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Rouler mieux pour moins polluer

En ces temps de pétrole cher, et sur fond de réchauffement climatique, il ne faut pas tout attendre des progrès en matière de biocarburants et autres énergies plus propres pour les transports. C’est aussi en tant que conducteur que l’on peut agir en modifiant sa conduite, et en utilisant mieux son véhicule. C’est d’ailleurs un principe qui a été rappelé dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et l’Ademe publie régulièrement de informations sur le sujet.

Les bons gestes au quotidien :

Sachant que 78 % des Français utilisent leur voiture au quotidien, voici les gestes simples qu’il convient de respecter au quotidien :
- ne pas faire chauffer le moteur à l’arrêt, même par temps froid,
- rouler à vitesse modérée et essayer d’adopter une allure constante,
- adopter une conduite souple en anticipant sur le trafic et sur le passage au feu rouge, sans à-coups sur les freins et le moteur,
- s’informer sur le trafic avant de partir et utiliser son GPS pour éviter les parcours superflus,
- couper le moteur lors d’un arrêt prolongé.

La vitesse :

Si les automobilistes respectaient mieux les limitations de vitesse, l’impact serait non négligeable sur les émissions à effet de serre. L’ADEME s’est livré à des simulations. Ainsi, abaisser sa vitesse de 10 km/h sur autoroute ou voie rapide ferait économiser 1 litre de carburant aux 100 km. Le fait même de respecter les limitations en vigueur, par exemple le 130 km/h, permettrait d’économiser chaque année en France 700 000 T de carburant.
Toujours selon l’ADEME, un automobiliste agressif qui sollicite inutilement sa mécanique consomme 40 % de carburant en plus.

Un bon usage de la climatisation :

Trois voitures sur quatre vendues en France en sont équipées. Appréciée pour le confort pour qu’elle procure et son utilité en matière de sécurité routière, la climatisation entraîne une sur consommation de carburant. Pas question de s’en passer, surtout l’été, mais il est possible de mieux s’en servir. Il est recommandé par exemple de ne pas maintenir un trop grand écart entre la température à l’extérieur et l’intérieur de l’habitacle. Autre conseil : ne pas démarrer le moteur avec la climatisation en marche quand il fait très chaud et commencer à rouler en ouvrant les vitres. Il existe aussi des enseignes spécialisées qui peuvent vérifier votre climatisation et s’assurer qu’il n’y a pas de fuites du fluide frigorigène.

Se protéger de l’extérieur :

Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les piétons et les cyclistes qui souffrent le plus de la pollution, mais… les automobilistes eux mêmes. En effet, l’air à l’intérieur de l’habitacle est 7 à 8 fois plus pollué qu’à l’extérieur. Cela est particulièrement vrai dans les tunnels et dans les embouteillages. La plupart des véhicules récents ont un filtre antipollen et bénéficient d’une fonction recyclage d’air liée à la climatisation. Il existe également des filtres au charbon actif.

Source L’observatoire du véhicule d’entreprise

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Le point sur les biocarburants en Europe (2ème partie)

La France, quant à elle maintient son cap avec une augmentation de 10,4% et une progression relativement similaire pour les biodiesel et le bioéthanol. La France devrait avoir atteint son objectif de 2009, soit un taux d’incorporation de 6,25 %. Notons également que la France se trouve aujourd’hui en tête des pays européens pour ce qui est de la production de bioéthanol.

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L’Italie, encore en retard par rapport aux autres “grands” de l’UE passe à la vitesse supérieure avec une hausse de 62,9% des biocarburants dédiés aux transports et même un doublement pour le bioéthanol (+103,3%).

De même l’Espagne a connu une forte hausse de 70,7% de sa consommation de biocarburants (avec 63,3% pour le bioéthanol).

À moins d’un an de l’échéance de la directive européenne sur les biocarburants, il est désormais certain qu’un nombre significatif de pays ne parviendront pas à respecter le taux d’incorporation en contenu énergétique des 5,75 %. Selon les estimations d’EurObserv’ER, la consommation ne devrait finalement pas dépasser les 15 Mtep en 2010. Ce niveau représente un taux d’incorporation de 4,8 % avec une hypothèse de consommation de carburant de 310 Mtep dans les 27 pays de l’Union européenne, soit un écart d’un peu moins d’un point par rapport aux objectifs de la directive. Il convient de préciser que ces derniers restent valables jusqu’au 1er janvier 2012. Les pays qui n’auront pas su tenir leurs engagements en 2010 auront donc une année de plus pour répondre aux exigences de la directive. Après cette date, à l’objectif des 5,75 % se substituera l’objectif spécifique de la nouvelle directive énergies renouvelables qui vise pour 2020 une part de 10 % de renouvelables dans les énergies consommées pour les transports. Plus de 90 % de cet objectif devrait logiquement être dévolu aux biocarburants de première et de deuxième génération, les véhicules électriques assurant le complément.

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Le point sur les biocarburants en Europe (1ère partie)

EurObserv’ER est un observatoire européen qui étudie les progrès réalisés en matière d’énergies renouvelables. Il vient de publier le bilan de la production et de la consommation de biocarburants destinés aux transports dans les 27 états membres pour l’année 2009. En voici les principaux résultats :

Tout d’abord, la croissance de la consommation de biocarburants dédiés aux transports dans l’Union Européenne s’élève à 18,7% entre 2008 et 2009, soit un total de 12,1 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). Ce chiffre plutôt satisfaisant cache néanmoins une baisse de cette croissance (+30,3% entre 2007 et 2008). Ainsi la part du biocarburant dans l’ensemble des énergies utilisées pour le transport atteint à peine 4% en 2009. Alors que l’objectif pour 2010 de la directive européenne sur les biocarburants de 2003 se situe à 5,75% ! Cela équivaudrait à 18 Mtep, ce qui semble pour le moment utopique.

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A l’inverse des précédentes années, c’est la croissance de la consommation de bioéthanol carburant (+ 31,9 % entre 2008 et 2009) qui a dépassé celle de biodiesel (+ 19,9 % entre 2008 et 2009). L’effondrement de la consommation d’huile végétale s’est poursuivi (- 72,3 %) tandis que la consommation de biogaz carburant, constitué à 100 % de méthane, continue sa progression en Suède (+ 23,2 %).
C’est néanmoins le biodiesel qui se taille toujours la part du lion avec 79,5% de la consommation de biocarburants dédiés aux transports contre 19,3% pour le bioéthanol.
L’huile végétale carburant tend à devenir anecdotique (0,9 %) et celle du biogaz carburant est toujours une spécificité suédoise (0,3 %).

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Si l’on étudie la situation par pays, on observe des situations relativement différentes. En Allemagne par exemple, actuellement principal consommateur de biocarburants en Europe, cette consommation a néanmoins baissé entre 2008 et 2009 (-7,8%). Le taux d’incorporation est successivement descendu de 7,3 % en 2007 à 5,9 % en 2008, puis à 5,5 % en 2009. La faute à une fiscalité beaucoup moins favorable aux huiles végétales et aux biocarburants consommés purs comme le B100, se répercutant sur celle du biodiesel. La fiscalité sur l’huile végétale est ainsi passée de 9,9 c€/litre en 2008 à 18,2 c€/litre en 2009 et celle sur le B100 est passée de 14,9 c€/litre à 18,3 €/litre, la même que pour le biodiesel utilisé en mélange. La fiscalité passera ensuite, à partir de 2010 et jusqu’en 2012, à 18,5 c€/litre pour l’huile végétale et à 18,6 c€/litre pour le B100.
Une preuve de plus de l’impact de fiscalité sur les biocarburants qui mène à réfléchir sur les réformes similaires envisagées actuellement en France. Toutefois, en Allemagne, la consommation a fortement augmenté pour le bioéthanol (+44,1%).

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A suivre…

Le prix à la pompe sous la menace de la réduction des niches fiscales ?

Le gouvernement réfléchit actuellement à un plan de réduction des niches fiscales. Ces quelques 500 dispositifs d’avantages ont certes coûté 75 milliards d’euros au budget de l’Etat en 2009. Un objectif d’économie de 5 à 10 milliards est donc à l’étude pour la période 2011-2013.
Outre les crédits d’impôt sur les intérêts d’emprunt ou la TVA à 5,5% pour les travaux, par exemple, ce sont la filière photovoltaïque mais surtout les biocarburants qui sont dans le collimateur de Bercy.
Un véritable scandale selon Alain Jeanroy, directeur général de la Confédération générale des planteurs de betteraves, premier producteur français d’éthanol qui rappelle que “Nous ne bénéficions pas d’une niche fiscale, puisque, au kilomètre parcouru, nous sommes plus taxés que les carburants traditionnels”.
Les biocarburants sont aujourd’hui soumis à une Taxe Intérieure sur la Consommation (TIC) de 44 centimes d’euros par litre. Celle-ci devrait ainsi passer à 48 centimes en 2012. Dès lors, les biocarburants pourraient se voir taxer au même niveau que l’essence dès 2011 !

On se demande alors si l’Etat n’est pas en train de faire marche arrière sur les objectifs qu’il s’était lui-même fixé. En effet cette mesure devrait très probablement engendrer une hausse du prix à la pompe pour les biocarburants. Une démarche contradictoire avec l’objectif pourtant récemment confirmé de 7% de carburants “verts” dans les réservoirs français en 2010, et 10% en 2020.
D’autant plus que les professionnels voudraient voir cette échéance avancée. “Nos usines étant calibrées pour 10%, nous exportons aujourd’hui 25% de notre production”, se désole Alain Jeanroy. La filière française se positionne sur un marché européen estimé à 150 millions d’hectolitres en 2020, contre 35 millions aujourd’hui.

Sources : latribune.fr, lexpansion.com

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La production de bioéthanol progresserait de 16 % en 2010

Point sur la tribune libre, juillet 2010

Voici un petit point sur la tribune libre pour ce mois de juillet 2010. Ce sont des lecteurs très remontés qui nous ont fait part de leurs ressentis :

Article envoyé par Frédéric Hoez

J’ai appris ce matin que Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie voudrait déposer un projet de loi de rigueur sur les biocarburants. En effet, pour récupérer 2 milliards d’euros, il veut limiter entre autres, les aides aux industriels producteurs de biocarburants et réduire également les aides au photovoltaïque (ce qui ne nous concerne pas içi…).

Je suis moi-même producteur de blé destiné à la production d’E85 via l’usine de Lillebonne.

Je vous écris car je suis moi-même utilisateur dans ma petite voiture essence d’E85 et SP95 à hauteur de 50%-50%.
Ce qui sur un plein me permet d’économiser plus de 25 euros.
Ce n’est qu’un projet de loi mais si le gouvernement passe en force, ce ne sera pas une bonne nouvelle car même avec l’E85 il est parfois difficile pour moi de boucler les fins de mois.

A la limite, il m’est égal que le bioéthanol soit produit avec du blé, de la betterave, de la canne à sucre ou des algues de l’océan Atlantique. Mais j’aimerais beaucoup que le prix à la pompe reste à moins de 80cts le litre.
Cette réduction des subventions entrainera inévitablement une hausse des prix à la pompe…

A Frédéric, croisons les doigts. Ce projet de loi n’est pas encore à l’ordre du jour et les prix à la pompe sont encore stables…

Article envoyé par Julien Miquel

Nous n’avons pas suffisamment de pompe E 85 en France !
L’action des pétroliers est trop forte! Savez vous que Renault fabrique plusieurs voitures roulant en sortie d’usine a l’E-85 ? Ou les vendent-ils? ….En Amérique.
Les français ne veulent que du diesel, ils ignorent même ce qu’est l’E85!!!

A Julien c’est pour cela que nous avons crée ce blog, pour faire connaitre le superéthanol et ses avantages écologiques et économiques.
Pour les pompes, leur nombre reste stable aujourd’hui mais nous sommes d’accord avec vous ce n’est pas encore assez !

Article envoyé par Edouard Guilbert

La plupart des français possédant un véhicule à essence ne savent pas que si leur véhicule est postérieur à 2004, ils peuvent déjà rouler avec 50% d’E-85, voire même 70% avec certains moteurs, notamment américain ou allemands.
Quand Peugeot, Citroën et Renault vous disent que cela ne marche pas et qu’en même temps ils sont parmi les leaders au Brésil, il y a de quoi se poser des questions.
Il faut faire passer le message que le diesel pollue énormément, avec ou sans FAP, que l’essence cela n’est pas mieux.
Plus vous vous approchez du 100% Bioéthanol plus vous êtes proches de la position POLLUTION = 0, contrôle technique à l’appui!
Le grenelle de l’environnement me parait plutôt s’occuper de Bercy, que de la lutte contre la pollution!

A Edouard, les communications des pétroliers privilégient actuellement encore énormément les énergies fossiles.
Nous recommandons cependant une certaine prudence quand à l’utilisation d’E-85 dans des véhicules essence ou diesel même postérieur à 2004 car cela peut causer des dégâts à long terme sur les pièces mécaniques du véhicule.

Article envoyé par Eric Mousu

Ayant acquis le véhicule Chevrolet de mes rêves, un 4×4 Tahoe équipé d’un boitier pour l’utilisation du Bioéthanol, je me suis fait larder ma carrosserie des 2 côtés par des cyclistes dans Paris, je pense des “Zorro écolos” qui se trouvaient bien malins de se rebeller contre notre race prétendue de “pollueurs” …
Je pense que si nous avions moyen de mettre en avant notre souci de participer à l’effort pour notre planète, peut-être ces imbéciles arrêteraient leur action “révolutionnaire” qui nous font tant râler … ???
Y-a-t-il un moyen d’obtenir un autocollant, qui feraient de la publicité pour notre carburant et en développerait l’usage ?

A Eric, nous ne proposons pas encore de tel autocollant.
Vous pouvez cependant imprimer sur du papier spécial notre feuille “je roule propre” en cliquant sur le lien en haut à droite du blog.

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Un nouveau biocarburant à base d’eau usée

Le secteur des biocarburants est toujours aussi innovant ! Après les récentes découvertes de carburant à base d’algues développées en Inde avec le soutien d’une major pétrolière ou en France avec Fermentalg, de plus en plus d’équipes cherchent à produire des biocarburants à partir de microbes ou d’éléments chimiques qui ne suscitent pas les polémiques d’occupation des terres à des fins non alimentaires. La dernière en date nous vient des Etats-Unis et compte produire le carburant à partir d’un mélange d’eaux usées et d’électricité d’origine renouvelable (Cleantechnica).
L’équipe de Scott Banta, de la prestigieuse Columbia University a ainsi remporté une subvention de l’administration Obama, dirigée pour sa partie Energie par le dynamique prix Nobel Steven Chu, de 543 000$. L’objectif est de développer une bactérie qui produit du butanol à partir de l’ammoniaque des eaux usées ou d’un processus chimique utilisant de l’électricité renouvelable et de Co2 extrait de l’air ambiant.
L’utilisation de microbes pour générer des énergies renouvelables a donc le vent en poupe, puisque plusieurs projets cherchent à produire biocarburants ou électricité à partir de cellules microbiennes. Ici, l’avantage est double : non seulement produire « proprement » du carburant, mais aussi trouver un nouveau débouché aux eaux usées en les recyclant. Concrètement, l’équipe va s’appuyer sur la bactérie N. Europea, utilisé pour le retraitement des eaux usées, pour réduire le coût de production du butanol. Actuellement, la production de l’éthanol est plus intéressante économiquement mais les propriétés du butanol font que ce carburant s’intègrerait plus facilement dans les moteurs actuels.

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Source : technopropres

Des avions au biocarburant pour 2011

Les 20 000 avions composant la flotte aérienne mondiale dévorent à eux-seuls 12% du pétrole consommé par le secteur des transports tout entier. Cela équivaut à 250 millions de tonnes de carburant. Ce qui représente 700 millions de tonnes de CO2 par an rejetées dans l’atmosphère, soit de 2 à 3 % des émissions polluantes totales.
Les constructeurs Boeing et Airbus s’évertuent donc à réduire la consommation de leurs appareils, principalement en réduisant leur poids et donc leur consommation grâce à l’utilisation de nouveaux matériaux. Les derniers nés, les Airbus A 380 et A 350 XWB ainsi que le Boeing B 787 Dreamliner sont par exemple 15% à 20% moins gourmands que leurs prédécesseurs.

Mais c’est également au niveau des carburants utilisés que peut naître l’espoir d’un impact moindre de l’aviation sur l’environnement.
En 2008, un B747-300 de Virgin Atlantic, la compagnie du fantasque, mais non moins précurseur Richard Branson a effectué un vol de Amsterdam à Londres. Son carburant, un mélange de kérosène et de biocarburant issu de noix de coco et de babassu (20 % du total).
En janvier 2009, c’est un appareil de la Japan Airlines qui a volé avec un mélange contenant un biocarburant issu de la cameline (une fleur), de jatropha (une plante qui pousse en milieu désertique) et des algues de culture pour 50 %.
En juin, Airbus a fait un pas de plus en avec un Diamond DA42 propulsé à 100% par un biocarburant à base d’algues de culture.
D’après le constructeur européen, 3 compagnies seraient prêtent à passer au biocarburant, dès certification en Europe et aux Etats-Unis, avec en point de mire 2011-2012.
Selon Airbus, les biocarburants pourraient alors alimenter 30% de la flotte mondiale d’ici 2030.

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Source : LeFigaro.fr, Airbus.com
Crédit Photo : AFP

Quand les pétroliers se lancent dans les biocarburants

L’annonce a été faite fin juin : Total a investit 200 millions d’euros dans un partenariat avec la start-up Arymis pour développer des biocarburants, biolubrifiants et autres produits chimiques (plastiques etc.). Le groupe pétrolier devrait ainsi acquérir 17 % du capital d’Amyris, et débuter des recherches sur de nouvelles molécules avec cette jeune société de biotechnologie. La start-up américaine qui emploie 200 personnes est spécialisée dans les dispose déjà d’une usine pilote à Campinas, près de São Paulo au Brésil.
“L’intérêt d’Amyris réside dans sa plate-forme industrielle, qui permet de sélectionner des levures pour transformer le jus de canne à sucre en produits chimiques et en carburants. Avec cette technologie, nous pourrons cibler rapidement les molécules à développer. Nous avons déjà identifié quelques 500 possibilités. En échange, Total apportera son savoir-faire en matière de gestion de projet industriel, de développement et de commercialisation” explique Philippe Boisseau, directeur général de la branche Gaz & Énergies nouvelles de Total.
Ce sont ainsi les biocarburants de 2ème génération que le pétrolier a dans sa ligne de mire.

Mais Total n’est pas le seul sur les rangs et même s’il ne s’agirait que d’un investissement initial, ces 200 millions pourraient faire pâle figure en comparaison des 700 millions mis sur la table par le brésilien Petrobras dans une alliance avec la filiale locale du sucrier français Terreos, ex-Beghin-Say. De plus, Shell avait annoncé en février son intention de créer une coentreprise avec le leader mondial du secteur, Cosan, pour une valeur totale de 12 milliards de dollars.

Source : LaTribune.fr

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Bio T Fuel et Gaya

Le Fonds démonstrateur de recherche a été créé en juillet 2008, selon l’engagement du Grenelle Environnement. Géré par l’ADEME, il a vocation à soutenir l’expérimentation de technologies encore en développement grâce à la réalisation de démonstrateurs d’une taille parfois réduite mais suffisamment importante pour être représentative des conditions d’utilisation dans un environnement industriel.
Ce fonds constitue donc un stade intermédiaire essentiel entre les phases d’expérimentation et d’industrialisation.

400 millions d’euros sur 4 ans lui ont été dévolus pour soutenir la réalisation de démonstrateurs dans le domaine des nouvelles technologies de l’énergie et 3 domaines de recherche prioritaires ont été identifiés : le transport, l’énergie et l’habitat.

2 projets concernent plus particulièrement les biocarburants de 2ème génération.
Le projet Bio T Fuel à pour objectif d’aboutir d’ici 2017 à une chaîne complète de procédés industriels à même de traiter la plus large gamme de ressources biomasses (résidus agricoles, petits morceaux de bois) et fossiles (résidus pétroliers). Il s’agit donc de produire des biocarburants de 2ème génération de haute qualité, tout en veillant à un équilibre optimal entre les performances économiques et environnementales de la chaîne de procédés.
La feuille de route indique que la sélection des procédés doit intervenir en 2010. D’ici 2012 ceux-ci doivent être adaptés pour permettre le traitement de la biomasse. Interviendra alors la construction de deux sites de démonstration (une unité de préparation de la biomasse et une unité de gazéification de la biomasse) pour 2013 afin d’arriver, après validation, optimisation et intégration, à une commercialisation en 2017.
Le projet BioTfuel est Financé par le Fonds démonstrateur de recherche de l’ADEME, à hauteur de 30 millions d’euros, et le Conseil régional de Picardie (Coût total de 112,7 millions d’euros sur 7 ans).

Le second projet s’intitule Gaya et vise quant à lui à mettre en place une production de biométhane, dit « méthane vert ». À terme, ce biométhane a pour vocation à servir comme carburant automobile écologique ou combustible transportable via le réseau de gaz naturel. Comme Bio T Fuel, Gaya pourrait donner naissance à une filière performante tant du point de vue économique qu’environnemental. Lancé cette année, on attend la phase de démonstration préindustrielle prévue en 2012, pour une filière opérationnelle en 2016.
Gaya est financé par le Fonds démonstrateur de recherche de l’ADEME à hauteur de 18,9 millions d’euros (budget total de 46,4 millions d’euros).

Source : Enerzine.com

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