Le réchauffement climatique à la une du G8, à Heiligendamm le 06 juin 2007.
La chancelière Allemande Angela Merkel, a mis en priorité la protection du climat au thème du sommet réunissant les chefs de l’Etat et de gouvernement des huits pays les plus industrialisés.
L’occasion pour notre nouveau chef de l’Etat Nicolas Sarkozy de prendre la parole à ce sujet : « Kyoto a été un premier pas, insuffisant, pas ratifié par tout le monde et pas appliqué par tout le monde […] Mais cela a été un progrès dans la prise de conscience planétaire. Nous avons pris acte avec préoccupation des récents rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Le changement climatique étant un problème mondial, c’est à l’échelle mondiale que nous devons y répondre. […] Pour ce qui est du domaine des transports, il y a aujourd’hui 600 millions de véhicules à moteur de par le monde et ce chiffre devrait doubler d’ici 2020. Conscients de cette situation, nous œuvrerons à l’augmentation de l’efficacité énergétique dans le secteur des transports. À cette fin, nous demanderons à nos gouvernements d’encourager toute une série de mesures et d’instruments divers qui sont à même de réduire la demande énergétique et les émissions de CO2, notamment par des concepts de moteurs innovants, des carburants alternatifs, des mesures de planification urbaine, des transports publics, les meilleures interconnexions possibles entre les moyens de transport, et l’augmentation de la part des carburants alternatifs et des vecteurs énergétiques (biocarburants, hydrogène, GPL/GNC, électricité, hybride, etc.) dans la consommation totale de carburants. La diversification des carburants, par exemple les carburants synthétiques et cellulosiques, et l’hydrogène sans CO2, en particulier en association avec la pile à combustible, seront déterminants pour réduire les émissions de CO2 dans les transports à condition que la deuxième génération de technologie des biocarburants soit disponible au plan commercial : nous intensifierons la coordination pour l’élaboration de normes de qualité internationales applicables aux biocarburants de différentes origines afin d’optimiser l’interopérabilité et les profils d’émissions et nous éviterons les éventuels effets secondaires néfastes consécutifs au développement des biocarburants, en particulier dans les pays en développement. Nous invitons le Partenariat mondial pour les bioénergies à poursuivre son travail sur les bonnes pratiques en matière de biocarburants et à faire progresser le développement durable et fructueux des bioénergies : nous contrôlerons la mise en œuvre des mesures nécessaires et discuterons des progrès accomplis tous les deux ans au cours de la Conférence internationale sur les voitures non polluantes, dont les conclusions seront communiquées aux chefs d’État et de gouvernement du G8. Enfin, nous introduirons un étiquetage d’efficacité énergétique pour les nouvelles voitures selon le modèle qui existe déjà pour certains appareils ménagers.»
Voilà de quoi assurer aux biocarburants une crédibilité incontestable. A l’échelle nationale, rappelons que Nicolas Sarkozy avais suggéré de baisser la TVA sur les véhicules propres de 19.6 % à 5.5%… Réduction des émissions de CO2, prix au litre largement inférieur à celui de l’essence, aucun changement dans les habitudes du consommateur, et avantages fiscaux…
De quoi convaincre les plus sceptiques d’entre nous… Et sur le long terme !

Le 13 juin 2007 | Catégories : Environnement, News | Par Laurent.B
Aucun commentaire | Recommander cet article à un ami






























Écrire un commentaire