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L’éco-pastille ou l’impôt mal placé

Quand un produit est dangereux, mauvais ou à risque, l’Etat ou les organisations mandatées (comme dans le domaine de l’alimentation ou de la santé par exemple) en ordonnent tout simplement le retrait. Pourquoi n’en irait-il pas de même dans le secteur automobile ? Eh bien, non ! Grace à l’éco-pastille, l’automobiliste qui utilise un véhicule polluant se voit taxé. Bien sûr, il pollue davantage et il faut endiguer ce phénomène mais la logique voudrait que ce soient d’abord les véhicules les plus polluants qui soient interdits ou retirés de la vente et non que le premier réflexe soit de taxer leurs utilisateurs. A quand la taxe sur les jouets dangereux importés de Chine ? A quand celle sur les médicaments à effets secondaires dangereux ?
Un peu de logique n’a jamais nuit à personne…

Commentaires

Commentaire de Lucas | Le 24 janvier 2008 à 14:48

Les réflexions que l’on peut lire ça et là sur l’éco pastille, et l’écopastille elle-même, sont (à mon avis) symptomatiques de l’hypocrisie de nos sociétés en matière d’environnement.

Je comprends la difficulté pour un gouvernement de satisfaire l’opinion publique (et tenter de sauver la terre), sans mettre en péril l’emploi, l’économie, les prochaines élections…etc.

L’écopastille est l’une des tentative de compromis répondant à ces critères, comme l’e85 du reste.

Son influence écologique sera modeste, je n’en doute pas. Par contre, plus de petites voitures seront vendues (sachant que nos constructeurs nationaux sont plutôt performants dans le domaine, avec des petit moteurs diesel efficaces…ce n’est pas un hasard bien sur…)

Le citoyen aura l’impression qu’on fait quelque chose pour la nature, et la vie continue…

Si le problème CO2 doit être pris à bras le corps, il me semble que la seule solution soit de taxer plus le carburant, dont le coût reste objectivement dérisoire par rapport au rythme effené auqel il est gaspillé.

Cela serait très impopulaire, mais logique. La demande aidant, les constructeurs mettraient enfin sur le marché des petites voitures légères et profilées consommant moins de 3l. Ces véhicules existent depuis les années 80…

Taper sur les grosses bagnoles, c’est un peu la même lutte que celle opposant les soit disant écolos aux 4*4. On fabrique des clivages gratuitement, injustifiés scientifiquement : le type qui utilise sa subcompacte tous les jours en ville, pour n’importe quel trajet, pollue plus que l’amateur de grosse bagnole qui fait un tour à la campagne le dimanche…

Je connais plein de gens critiquant à tout va le voisin qui a investi dans la grosse berline puissante, mais qui ne se posent aucune question lorsqu’ils font leur petite sortie annuelle aux seychelles et autre destination lointaine. Un tel trajet consomme une année de carburant d’une voiture moyenne par passager…

Arrêtons de nous voiler la face. Il faut assumer que la bagnole, dans tous ses états, et quelque soit la carburant qu’on y met, c’est écologiquement incorrect.

Le savoir est un premier pas vers la sagesse.

Le second serait de s’en servir raisonnablement.

Interdire les grosses et les vieilles? Moi, je les aime bien !

En résumé : d’accord, l’éco pastille est un impots mal placé.

Pas d’accord : interdire, sectariser, culpabiliser, monter les usagers les uns contre les autres… Non ! Il faut taxer l’énergie plus. On y fera peut être vraiment plus attention, et les voitures, polluantes, moyennement polluantes, peu polluantes… resteront au garage. Ce comportement gagnera le domaine du transport dans son ensemble, du chauffage, etc…

Il est encore temps de s’adapter, sans attendre la dernière goutte.

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