Roulons Propre Roulons Nature

Du sucre et de l’huile dans mon moteur

Je roule à la canne sucre… Moi, je roule à la betterave…. Mon voisin roule au colza…. Voilà peut-être le genre de conversation qu’on entendra bientôt à chaque coin de rue. Alors suffit-il de broyer n’importe quel végétal pour en extraire le jus et faire rouler sa voiture ? Pas exactement. En fait, deux types de plantes intéressent les fabricants de biocarburants : les « plantes à huile » (colza, tournesol…) et les « plantes à sucre » (betterave, canne à sucre, blé…).

En France, c’est la betterave et le colza qui sont les plus sollicités. Après avoir été extraite de la plante, l’huile de colza est transformée en EMHV (Ester méthylique d’huile végétale), pour être mélangée au gazole. Le sucre de betterave sert, quant à lui, à produire du bioéthanol. Le bioéthanol peut être directement mélangé à l’essence ou, plus fréquemment, transformé en ETBE (Éthyl TertioButhyl Ether) avant d’être incorporé à l’essence. L’EMHV et l’ETBE sont les deux biocarburants les plus répandus en France et en Europe.

D’ailleurs, il faut savoir qu’en Europe, l’Allemagne est le 1er producteur d’EMHV et l’Espagne le 1er producteur de bioéthanol. De manière générale, l’Union Européenne est le premier producteur d’EMHV grâce notamment aux efforts de la l’Allemagne, de la France, et de l’Italie. Bien sûr, cela reste encore très insuffisant quand on sait que le Brésil et les États-Unis produisent à eux seuls 95 % du bioéthanol vendu dans le monde.

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