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Des solutions futuristes relatives aux énergies du futur…

L’intérêt suscité par la fusion nucléaire a également conduit certains chercheurs à envisager d’utiliser comme combustible l’hélium 3, une forme du gaz utilisé dans les montgolfières. Lorsque l’hélium 3 est combiné au deutérium, il se produit une réaction de fusion. Il y a très peu d’hélium 3 sur la terre mais on en trouve en abondance sur la lune. Selon certaines estimations, 25 tonnes d’hélium 3 pourraient fournir assez d’électricité pour approvisionner le territoire des Etats-Unis pendant une année entière. Mais les esprits sceptiques soulignent qu’environ 200 millions de tonnes de sol lunaire sont nécessaires pour produire une seule tonne d’hélium 3. De plus, la procédure d’extraction est assez compliquée. Par ailleurs, envoyer une sonde spatiale jusqu’à la lune et lui faire ramener l’hélium 3 sur terre consommerait une quantité d’énergie considérable. L’idée, cependant, a aussi des adeptes qui rétorquent qu’une navette spatiale pourrait transporter 25 tonnes d’hélium 3 et que la quantité d’énergie fournie par cet hélium serait de loin supérieure à celle consommée par le transport.

Les satellites solaires constituent une autre piste tout aussi futuriste : équipés d’immenses panneaux solaires, ils pourraient tourner en orbite autour de la terre, capter l’énergie du soleil et la transformer en électricité. Cette électricité serait envoyée sur la terre par micro-ondes et recueillie par une grille électrique. L’idée des satellites solaires est dans l’air depuis les années 1960. La NASA et son équivalente japonaise, la NASDA, la mettent actuellement à l’étude. Il est vrai que les satellites solaires ont plus d’un atout : les panneaux solaires seraient illuminés presque en permanence et ils ne causeraient aucune émission de gaz à effet de serre. Les adversaires au projet soulignent que sa réalisation pourrait entraîner des frais astronomiques et craignent les effets néfastes des micro-ondes parasites, impossibles à évaluer avec précision à l’heure actuelle.

Autre possibilité : le hafnium, un métal utilisé dans les tiges de commande des réacteurs nucléaires pour absorber les neutrons. Certains scientifiques estiment qu’il pourrait représenter une piste intéressante, en raison des quantités d’énergie considérables qu’il pourrait générer.

D’autres projets, tout aussi originaux, proposent d’exploiter l’énergie de point zéro, dont on pense qu’elle est créée par les mouvements infiniment petits des molécules. Théoriquement, il devrait être possible de faire appel à la nanotechnologie pour produire des cellules solaires que l’on pourrait peindre, par exemple, sur les façades des maisons.
Grâce au génie génétique, on pourrait créer des plantes ou des microbes capables d’extraire l’hydrogène de l’eau.
L’énergie magnétique semblerait elle aussi exploitable et on évoque même la possibilité de combiner la matière et l’antimatière : elles s’annuleraient mutuellement au contact l’une de l’autre et ce processus produirait de l’énergie.

Comme on le voit, la recherche d’énergies alternatives a connu maintes péripéties et a souvent abouti à des impasses (qui se souvient encore de l’enthousiasme suscité par la fusion à froid en 1989 ? On avait même prétendu alors pouvoir créer une réaction de fusion dans un tube à essai rempli d’eau froide).

Quoi que nous réserve l’avenir, les besoins énergétiques insatiables de la population mondiale n’évolueront pas à la baisse et nous ne cesserons jamais de chercher des formes d’énergie alternatives. L’âge de pierre ne s’est pas terminé parce qu’il n’y avait plus de pierres sur la terre et la civilisation du pétrole ne mourra pas parce que nous avons épuisé tout le pétrole disponible, prédit Alan McDonald. Nous passerons tout simplement à autre chose.

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