Roulons Propre Roulons Nature

Le groupe de travail I du GIEC rend son rapport aujourd’hui.

Sur invitation de la France et depuis le 29 janvier 2007, le groupe de travail I du GIEC, composé de plus de 400 experts, a validé ce matin (2 février) à 1h00 du matin à Paris son Résumé à l’intention des Décideurs du quatrième rapport du Groupe.

Ce que dit ce résumé “Bilan 2007 des changements climatiques : les bases scientifiques physiques” en quelques points :

  • L’homme est responsable du réchauffement climatique.
    “Les concentrations mondiales actuelles de dioxyde de carbone, de méthane et de protoxyde d’azote ont crû de façon notable par suite des activités humaines depuis 1750 et maintenant dépassent largement les valeurs préindustrielles déterminées à partir des carottes de glace couvrant plusieurs milliers d’années. Les augmentations du dioxyde de carbone sont principalement dues à l’utilisation des combustibles fossiles et au changement d’utilisation des terres, tandis que ceux du méthane et du protoxyde d’azote sont principalement dus à l’agriculture.”
  • Mais nous en sommes à présent conscients.
    “Le réchauffement du système climatique est sans équivoque, car il est maintenant évident dans les observations de l’accroissement des températures moyennes mondiales de l’atmosphère et de l’océan, la fonte généralisée de la neige et de la glace, et l’élévation du niveau moyen mondial de la mer.”
  • Nous disposons d’indicateurs fiables pour mesurer le réchauffement climatique.
    “Depuis le troisième Rapport, des progrès ont été faits dans la compréhension de la manière dont le climat change dans l’espace et le temps, ceci grâce aux améliorations et aux extensions de nombreuses séries de données et des analyses de données, à une couverture géographique plus large, à une meilleure compréhension des incertitudes et à une plus grande variété de mesures. On dispose de plus en plus d’observations exhaustives des glaciers et de la couverture neigeuse depuis les années 1960 et du niveau de la mer et des calottes glaciaires depuis environ la dernière décennie. Cependant, la couverture en données demeure limitée dans certaines régions.
  • Nous sommes en mesure de décrire ses effets sur notre planète.
    “A l’échelle des continents, des régions et des bassins océaniques, de nombreux changements à long terme du climat ont été observés. Ils incluent des changements des températures et de la glace arctiques, des changements largement répandus dans la quantité de précipitations, la salinité de l’océan, les structures des vents et des aspects de situations météorologiques extrêmes, comme les sécheresses, les fortes précipitations, les vagues de chaleur.”
  • Nous sommes en mesure de décrire le futur.
    “Pour les deux prochaines décennies un réchauffement d’environ 0,2 °C par décennie est simulé pour une série de scénarios d’émissions du Rapport spécial. Même si les concentrations de tous les gaz à effet de serre et des aérosols avaient été gardés constants au niveau de 2000, un réchauffement induit, d’environ 0,1 °C par décennie se produirait. […] La poursuite des émissions de gaz à effet de serre au niveau actuel ou au-dessus provoquerait un réchauffement supplémentaire et induirait de nombreux changements dans le système climatique global au long du 21e siècle, qui seraient très vraisemblablement plus importants que ce qui a été observé au cours du 20e siècle.”
  • Même si nous arrêtions d’émettre des gazs à effet de serre à partir de demain, une partie du mal est déjà fait.
    “Le réchauffement et l’élévation du niveau de la mer dus à l’homme continueraient pendant des siècles à cause des échelles de temps associées aux processus climatiques et aux rétroactions, même si les concentrations des gaz à effet de serre étaient stabilisées.”

Les lignes en traits pleins correspondent à des moyennes multi-modèles du réchauffement en surface (relatif à 1980-1999) pour les scénarios A2, A1B et B1, présentés comme le prolongement des simulations du 20e siècle. Les zones ombrées matérialisent les écarts types en plus et en moins des moyennes annuelles pour les différents modèles. Le nombre d’AOGCM utilisés pour une période et un scénario donnés est indiqué par les nombres en couleur au bas de la figure. La ligne orange est pour une expérience ou les concentrations ont été maintenues constantes au niveau de 2000. Les barres grises sur la droite indiquent la meilleure estimation (ligne solide à l’intérieur de chaque barre) et l’étendue probable évaluée pour les six scénarios SRES.

Source : Version française du Résumé pour Décideurs du quatrième rapport du groupe I du Giec.

Écrire un commentaire





Roulons Propre Roulons Nature