Les carburants verts de 2ème génération.
Notre potentiel de biomasse en France pouvant servir à produire de l’énergie est important. Nous ne l’exploitons actuellement pas à 100%. Actuellement, nous savons produire des biocarburants à partir de certaines parties des végétaux, mais nous n’exploitons pas tout le reste de ceux-ci.

Le deuxième obstacle à ces carburants appelés « de première génération » est aussi que ceux-ci sont produits à partir de végétaux qui sont utilisés pour nous nourrir. Ce marché risque d’être rapidement bousculé par cette nouvelle demande, assez gourmande en volumes.
Avec les technologies actuelles, et si l’utilisation de biocarburants s’étend comme nous le prévoyons, les surfaces à mobiliser pour produire notre carburant seront importantes. Cela génère un certain nombre d’inquiétudes, notamment dans le monde écologique. « Conduire ou manger ? », c’est ce que l’on entend. Mais c’est sans compter sur de nouvelles techniques d’exploitations de ces végétaux.
Par exemple, actuellement, la partie « lignocellulosique » de la matière végétale n’est pas utilisée pour produire nos carburants. Pourtant, elle pourrait représenter 80% de cette énergie à notre disposition. Il nous faudra pouvoir exploiter cette partie des végétaux pour assurer le développement de l’usage des biocarburants.
Â
La « lignocellulose » ? Il s’agit des « tissus de soutien » des organes végétaux (tiges, troncs, feuilles…). La lignification est un processus fondamental de l’évolution des plantes terrestres. C’est elle qui, en effet, permet la croissance en hauteur des végétaux. Cette capacité leur a permis d’avoir un port dressé, favorisant ainsi la réception de l’énergie solaire (lumière).
Cette partie des plantes représente « un gisement d’un nouveau type » de matière végétale exploitable, à la fois disponible sur tous types de terres et de climats, et en disponibilité importante en France et en Europe. Cette ressource est constituée de différents types de végétaux : il peut s’agir de paille, de résidus de bois (issus d’exploitation agricole et forestière), de cultures dédiées, de déchets alimentaires ou agricoles…
Ces nouveaux carburants, exploitant de façon plus efficiente les végétaux, permettront d’éviter cette concurrence Bioéthanol-Alimentation en régénérant la rentabilité du secteur.
Pour résumer, la question n’est pas de recouvrir la terre entière de production de plantes dédiées à l’éthanol ou à l’ester, mais bien d’exploiter de façon efficiente nos transformations actuelles de végétaux.

Le 20 janvier 2007 | Catégories : Parlez-vous nature ?, Biocarburants, Environnement, Biocarburants de 2ème génération | Par Andrea.F
Commentaires : 7 | Recommander à un ami
Commentaires
Commentaire de Ninja | Le 6 février 2007 à 13:08
Je suis a peine documenté à propos du bio-éthanol mais j’aimerais émettre une idée. J’ai cru comprendre que ce carburant s’obtenait par fermentation du sucre. Outre les avantages écologiques, il y a là aussi un formidable avantage économique, notamment pour la France.
Je viens en effet de l’ile de la Réunion, ile sucrière par excellence qui ne parvient pas a sortir de la crise depuis des années et ne se maintient a son niveau, disons le, que grâce aux subventions gouvernementales. Le carburant “bio”, dont le premier maillon serait alors (en ce qui concerne la Réunion) la canne a sucre, jouerait le rôle de remède miracle ! Il existe déjà un formidable parc automobile a la Réunion, l’auto-consommation serait donc assez importante, mais en rêvant un peu il serait tout a fait possible, grâce a ce nouveau marche, de sortir l’ile de la crise dans laquelle elle s’enlise et de soulager du même coup un lourd poids qui pèse (malheureusement) sur le budget français.
Ce n’est que mon avis, qu’en pensez-vous ?
Commentaire de oli | Le 11 février 2007 à 20:49
Bonjour.
Au brésil ils utilisent se agrocarburant depuis 15 ans avec réussit.
Cela fonctionnerai très bien à la reunion.
Salut.
Commentaire de franck drilholle | Le 24 février 2007 à 20:33
Les carburants de 2nd génération précèderont-ils les usagers de 2nd générations ?
Plus simplement, somes nous prêts, individuellement et tout aussi collectivement à revoir notre utilisation de carburant. Il y a là un gisement d’énergie phénoménal.
Redécouvrons des techniques automobiles anciennes telle que la mise en roue libre équipant les premières SAAB. Son utilisation nécessite anticipation, donc respect des distances de sécurité et favorise une conduite coulée dont l’un des avantge complémentaire à une moindre consommation est un plus grand respect d’autrui.
Apprenons à connduire en souplesse : en clair n’accélérer que si l’on a la certitude de ne pas avoir à freiner 200, 400 ou 800 m après selon la vitesse acquise. Je suis sidéré de vérifier sur mon ordinateur de bord que les consommations selon les conducteurs de ma SAAB varient de 30%, sans qu’aucun n’est flirté avec une conduite dite sportive.
Enfin, revisons nos modes de déplacement.
Individuellement en s’intérogeant de l’utilité automobile pour des déplacements moyens de 4 km/h réalisé à une moyenne de 27 km/ … ce qui est très largement réalisable en deux roues, temps de stationnement intégré. Un cadre d’entreprise en vélo : un changement d’exemplarité dans le paysage urbain.
Collectivement en intégrant transports individuels et collectifs (vélo, train, bus, tramway … ), en restructurant les voies de communication pour un meilleur partage des usages dans le respect de chacun tout en influant vers des usages plus bioresponsables. Les refontes structurelles doivent également porter sur les distances lieux de vie - lieux de travail.
Au final, il n’en ait que plus appréciable de retrouver nos SAAB le week-end pour de longs déplacements. Quitte à bientôt passer à la location d’un cabriolet BioPower hybride
Commentaire de projet de science | Le 11 avril 2007 à 14:44
Quelle quantitée de biomasse est-ce qu’il faut pour produire 1 litre d’éthanol?
Commentaire de BeCky | Le 31 juillet 2007 à 18:06
Vas voir ce site qui donne des infos : http://www.monde-solidaire.org/spip/article.php3?id_article=4001
Pour produire 1 litre d’éthanol, il faut transformer 2,37 kilos de maïs, brûler 500 grammes de charbon et utiliser 4 litres d’eau.
Pour produire un kilo de maïs, il faut au moins 500 litres d’eau. Cela signifie que la production d’un litre d’éthanol avec du maïs demande au moins 1200 litres d’eau !
Pour produire un kilo de blé, il faut 1000 litres d’eau et 3 kgs de blé pour un litre d’éthanol, c’est donc 3000 litres d’eau qui sont nécessaires pour la production de 1 litre d’éthanol.
Pour transporter les matières premières vers les usines de fabrication de l’éthanol et pour importer l’éthanol des pays du Sud, il faudra consommer des quantités importantes d’énergies fossiles.
Commentaire de olivia | Le 7 août 2007 à 17:08
Avez-vous calculé le volume de litres d’eau nécessaires à l’extraction et la transformation des carburants d’origine fossile ? Sans compter leur acheminement ? C’est hélas bien pire.
Commentaire de Gaillard | Le 7 avril 2008 à 14:37
Ah les chiffres, que ne peut-on leur faire dire. C’est surtout en oubliant Lavoisier. Rien ne se perd etc… Comment peut-on être assez `ù=$ pour prétendre qu’il faut 1000 litres d’eau pour 3 kgs de blé !!!
Imaginez la taille du grain
Et si cette eau s’était transformée pour poursuivre un cycle naturel ? Ou alors pour résoudre le manque d’eau sur terre, et pour calmer les craintes de cette personne je suggère que l’on rase toutes plantes de sur notre terre. Ainsi l’eau ne “disparaîtra plus. Rassuré ?

























Écrire un commentaire