Roulons Propre Roulons Nature

Les pompes vertes sur le chemin des vacances

En ce début de mois de juillet, pour votre départ en vacances, retrouvez la carte des pompes E85 fraîchement mise à jour par nos soins.
Aujourd’hui, 411 stations services en France métropolitaine proposent du superéthanol e85, 9 étant actuellement en cours d’ouverture. Le maillage du territoire se resserre peu à peu, avec de plus en plus de régions couvertes. Cependant, il subsiste encore certains départements qui ne possèdent pas encore de pompe verte contrastant ainsi avec le nombre élevé de stations e85 autour de Lille, de Marseille et de Lyon.

Cette année, sur la route des vacances au départ de Paris, vous trouverez de nombreuses stations proposant du superéthanol sur autoroute où à proximité immédiate, notamment près des grandes agglomérations.

A noter cependant, si vous empruntez l’autoroute du Soleil A6 : Entre Nemours (77) et l’Aire de la Ferté 280km plus au sud, dans la région de Beaune (71), il n’y a pas de pompe e85.
De manière générale, la Bourgogne, le Berry, l’Auvergne (1 seule pompe à Clermont-Ferrand), l’Est de la région Champagne-Ardennes, les Cévennes et les Alpes du Sud ne possèdent pas de pompes vertes.

Si vous partez sur les côtes de la Manche, pensez à vous diriger vers les grands agglomérations pour faire le plein. En Bretagne vous trouverez des pompes e85 réparties sur la côte et autour de Rennes. Sur la côte atlantique, vous trouverez des stations à Saint Nazaire, Nantes, Olonne sur Mer, La Rochelle, Royan, Bordeaux et Orthez.
Sur la côte Méditerranéenne, vous trouverez des pompes vertes à peu près partout, sauf autour de Béziers et en Camargue. La Corse, elle, ne possède toujours aucune pompe e85.

Bonne route

carte-des-pompes

La Suède et le biocarburant 2nd génération

La Commission européenne a fixé, avec une directive datant de 2003, un objectif intermédiaire de 5,75% d’utilisation des biocarburants dans les transports en 2010 pour arriver en 2020 à 10%.

Les biocarburants utilisés pour atteindre ces 10% devront être compatibles avec la définition européenne qui impose des conditions en ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre, que permet l’utilisation de ces biocarburants. Actuellement, cette réduction est voisine de 35%, mais on peut envisager une exigence de 60% d’ici à 2020. Par exemple, l’unité de production de bioéthanol de Norrköping (l’une des plus importantes en Suède), affirme obtenir déjà un taux de réduction de 80% des émissions de GES. Avec le DME (diméthyle éther), on pourrait atteindre une réduction de 95%.

D’autres projets de production de biocarburants de seconde génération sont également en cours en Suède, l’Agence de l’énergie ne privilégie pas une voie de recherche particulière. Ces carburants, produits à partir de composés lignocellulosiques, pourraient par ailleurs compter double dans l’objectif fixé pour les transports. Le projet CHRISGAS vise ainsi à produire du DME à partir du bois (18 MWth) en utilisant des techniques thermochimiques. SEKAB AB, le plus important acteur du marché de l’éthanol à l’heure actuelle, poursuit ses efforts dans la voie enzymatique à Ornsköldsvik (Suède septentrionale).

En Suède, l’objectif est zéro carburant fossile utilisé dans les transports en 2030.

suede21

Le Jatropha, le nouveau biocarburant du Sud

D’ores et déjà qualifié d’or vert par certains, le Jatropha se présente comme une alternative prometteuse pour la production de biocarburant. En effet, il s’agit d’une plante tropicale qui pousse dans les zones arides, presque sans eau, et qui n’aurait aucun impact sur la production de denrées alimentaires puisque les zones de cultures ne sont pas les mêmes.
Pour le moment, seul du biodiésel peut être obtenu à partir des cerneaux de noix de Jatropha, mais il possède des propriétés similaires à celles des biocarburants à base de betteraves et des graines oléagineuses. Son utilisation n’émet pas plus de gaz à effet de serre que la plante n’est capable d’en absorber par photosynthèse et nous obtenons donc toujours un équilibre positif en termes d’émission de CO2. Inconvénient majeur pour une culture en France, le Jatropha résiste difficilement aux gelées.
Néanmoins, cette culture est bien adaptée aux pays du Sud, notamment Africains et d’Amérique du Sud, qui seraient les plus menacés en cas d’augmentation des prix des produits alimentaires de base. Selon plusieurs études récentes, le Jatropha pourrait être cultivé sur une trentaine de millions d’hectares, notamment en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie, dans des zones impropres à la culture destinée à l’alimentation.
De nombreux tests sont d’ailleurs en cours :
-    En début d’année, Air New Zealand a fait voler un Boeing 747 en utilisant 50% de fuel classique et 50% d’huile de Jatropha et a réduit de moitié son empreinte carbone.
-    Continental Airlines en a fait autant un mois plus tard sur l’un de ses avions, de nouveau avec succès.
-    Daimler a testé ce nouveau biocarburant sur des véhicules avec des résultats très positifs.
Alors que l’énergie est un besoin humain fondamental pour son mode de vie et son développement, il est plus que jamais nécessaire de trouver de nouvelles sources d’énergies propres. Cette plante semble être une solution durable et prometteuse et pourrait devenir demain une composante majeure des énergies alternatives.

jatropha
Source image : terre-finance.fr

Les pétroliers virent au vert sur Google…

Ne vous êtes-vous jamais posé la question du rapport étrange entre les liens sponsorisés dans Google (ou autres moteurs de recherche) avec les mots que vous aviez tapés pour une recherche personnelle ? Essayez donc de faire une recherche pour « rouler propre ». Vous trouverez parmi ces liens sponsorisés (premiers résultats sur fond coloré ou à droite de la page) des liens vers des sites de pétroliers. Etonnant, non ?

Ces liens correspondent à ce que l’on appelle le référencement payant. C’est-à-dire que les marques paient les moteurs de recherche pour que ces liens s’affichent lors d’une requête contenant tels ou tels mots-clés. Ils font donc partie intégrante de la stratégie marketing des marques pour amener sur leur site des internautes s’intéressant à un sujet particulier.

Piquée de curiosité, la BioPower Team a mené l’enquête et testé la stratégie de référencement payant déployée par les pétroliers. Pour ce faire, nous avons cherché une cinquantaine de mots-clés et expressions dans Google pour constater quels annonceurs du secteur apparaissaient dans les liens sponsorisés. Autrement dit, nous avons ainsi déterminé quelles marques achètent les mots-clés de la thématique du « rouler vert » pour générer du trafic vers leur site.

Le constat est le suivant : 2 pétroliers apparaissent de façon récurrente avec des mots et expressions comme « biocarburant », « carburant écologique » ou encore « rouler propre ».

Il s’agit de Total et BP. C’est-à-dire que Total et BP rémunèrent Google pour que les internautes faisant des recherches sur ce sujet se voient proposer d’aller sur leur site. Il s’agit pour eux de s’associer avec ces thématiques et donc de signifier qu’ils œuvrent dans la direction du rouler propre.

La présence de BP peut se justifier par l’annonce récente de 100% des stations délivrant du SP95-E10. En revanche, pour Total c’est beaucoup moins justifié. En effet, seules 20% des stations sont équipées (d’après son site carburants.total.fr/sp95-e10) !

Un nouvel exemple du décalage qui existe entre le discours de certains pétroliers et les faits ?

google_logo_3

Vers des concerts écologiques?

Quand l’écologie-fiction rejoint la réalité!

Copenhague : rendez-vous clé pour le climat

Le flexfuel ne connait pas la crise

Le film Home fait recette

Plus de 10 millions de personnes ont pu voir le film Home de Yann Arthus Bertrand la semaine dernière. Une performance inédite pour France Télévision qui marque l’engouement des Français pour tout ce qui touche à notre planète.
Le film est servi par des images absolument magnifiques, tournées dans 54 pays pendant plus de 220 jours. Les commentaires de Yann Arthus Bertrand sur nos origines et l’état de notre planète agrémentent ce film de manière factuelle et donnent matière à penser à un large spectre de spectateurs.
La position de l’auteur de ce film sur la question des biocarburants est pourtant assez décevante ! Selon les données avancées, 50% des céréales produites dans le monde sont dédiées à l’alimentation animale et aux biocarburants. Selon la FAO, sur les cinq dernières années, la production de céréales (blé,maïs, riz)  s’est répartie de la manière suivante :

60% pour l’alimentation humaine
35% pour l’alimentation animale
5% pour l’industrie (alcool, amidon,biocarburant)

Ces chiffres officiels rétablissent juste la vérité sur les biocarburants - ils ne peuvent à eux seuls être responsables de la hausse spectaculaire des prix observés l’an dernier, ils ne peuvent pas non plus être responsables de la déforestation excessive de certains pays.

Nous devons tous réflechir à nos comportements de consommation d’une manière générale, ceci pour réduire notre empreinte durable sur l’environnement, et c’est l’objectif de ce film. Cependant faisons le en partant sur des bases rationnelles et justes.
home
source image: zoom-cinema.fr

Le superéthanol favorise l’emploi en zone rurale.

Selon la Commission Européenne, une incorporation de biocarburant à hauteur de 7% de la consommation totale des carburants dans l’Union permettrait la création de 105 000 emplois à l’horizon 2020.
Un chiffre qui serait même de 144 000 emplois si la part était de 14% de biocarburant.

De plus, le développement du superéthanol offrirait des débouchés supplémentaires dans le secteur agricole.
La réforme de l’Organisation Commune de marché, entrée en vigueur en 2006, induit une baisse significative de la production de sucre, pouvant au niveau de l’Union Européenne, entraîner une diminution de 800 000 hectares des surfaces de betterave destinée à la production de sucre d’ici 2010.
Le développement de l’E85 arrive donc à point nommé pour compenser partiellement cette baisse de la surface agricole liée à la culture de la betterave, et ainsi assurer la pérennité de toute une filière.

D’ailleurs, en 2004 le cabinet PriceWaterHouseCoopers avait mené une étude approfondie sur l’impact économique des différentes filières de production du superéthanol.
Résultats : un effet plus que positif pour l’emploi, puisque la production de 1000 tonnes de bioéthanol permet de créer ou maintenir 3 à 6 emplois (en fonction de la nature de la matière première), là où les carburants fossiles n’obtiennent qu’un score de 0,02 emplois pour 1000 tonnes.

En outre, les emplois concernés sont situés dans des territoires ruraux, là où le tissu industriel est généralement peu développé, d’où des effets économiques très positifs dans ces régions.

Le superéthanol : un geste pour l’environnement, et un coup de pouce pour l’emploi en zone rurale !

champ-tracteur

source image: ls-modteam-france.xooit.fr

Roulons Propre Roulons Nature