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Stop aux idées reçues (Episode 3)

“Le changement climatique a autant d’effets bénéfiques dans certaines régions que d’effets négatifs dans d’autres régions”

Il est facile de suivre le raisonnement très classique du “gagnant / perdant”. En effet si certaines régions du globe subissent de fortes inondations ou périodes de sécheresse à cause du dérèglement du climat, au contraire d’autres régions pluvieuses peuvent bénéficier de quelques journées de chaleur supplémentaires. Cependant les modèles actuels tendent à prouver qu’au bout du compte toute la planète souffrira de ces dérèglements climatiques.

Selon un rapport publié en 2003 et commandé par le Pentagone, nous risquons dans peu de temps de voir de violentes tempêtes balayer l’Europe, de terribles sécheresses sévir dans le sud du continent américain ou encore un dérèglement des moussons qui risque de provoquer des pénuries alimentaires en Chine.

Il restera certes des “gagnants” comme le Canada ou la Russie qui pourront produire plus de céréales, car les périodes de croissance seront plus longues. Mais ces régions devront également faire face à de nouvelles conséquences liées à une forte compétition sur l’exploitation des ressources du haut de l’Arctique.

Selon ce même rapport la capacité de notre planète à supporter les activités humaines diminuera progressivement et de nouvelles guerres pour le contrôle des ressources devraient alors apparaitre comme cela était chose courante il y a environ trois siècles.
Ce qui nous prouve bien que finalement personne n’est à l’abri des conséquences du réchauffement climatique, nous sommes tous concernés.

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La dernière décennie est la plus chaude jamais enregistrée, selon la Nasa

La décennie qui vient de s’achever a été la plus chaude pour notre planète dans les annales, a indiqué jeudi la Nasa juste après l’année 2005.
2009 a été la seconde année la plus chaude à la surface de la Terre depuis 1880, date à partir de laquelle les températures ont commencé à être mesurées et relevées scientifiquement, précise aussi l’Institut d’Etude Spatiale Goddard de la Nasa (GISS) dans un communiqué.
2008 a été l’année la plus froide de la décennie en raison de la force du courant marin La Nina qui a refroidi la zone tropicale de l’océan Pacifique, mais le thermomètre est remonté à des niveaux quasi-record en 2009 avec la diminution de l’influence de La Nina, souligne le GISS (Goddard Institute for Space Studies) situé à New York (nord-est).

2005 reste l’année la plus chaude dans les annales, mais 2009 est juste derrière, quasiment ex-æquo avec un groupe d’autres années récentes pour le titre de seconde plus chaude jamais enregistrée. Il s’agit de 1998, 2002, 2003, 2006 et 2007.
«Il y a des variations importantes de températures terrestres d’une année sur l’autre provoquées par l’influence alternée des courants de l’océan Pacifique El Nino (chaud) et La Nina (froid)», explique James Hansen, le directeur du GISS. «Mais quand on fait la moyenne des températures sur cinq ou dix ans pour lisser ces fluctuations annuelles du thermomètre, on peut voir que le réchauffement planétaire se poursuit sans relâche», souligne-t-il.

En regardant l’évolution des températures depuis 1890, on constate une nette tendance au réchauffement à la surface du globe, et ce malgré un inversement des températures entre les décennies 1940 et 1970, indique le GISS. Au cours des 30 dernières années, cet institut a enregistré une hausse moyenne d’environ 0,2°C par décennie. Au total, les températures du globe ont grimpé de quelque 0,8°C depuis 1880.
«C’est un chiffre important à garder à l’esprit», souligne Gavin Schmidt, un climatologue du GISS.
Le quasi record de température en 2009 s’est produit malgré un mois de décembre inhabituellement froid dans la majeure partie de l’Amérique du Nord, note le GISS. Des masses d’air à haute pression ont entraîné une diminution de l’influence du jet stream, un courant d’air chaud est-ouest. Ce mécanisme a ouvert la voie à des masses d’air glacial arctique sur l’ensemble de l’Amérique du Nord faisant tomber les températures à des niveaux anormalement bas, indique le GISS.

Le GISS se base pour ses analyses sur des relevés de températures provenant de trois sources. Il s’agit des données fournies par plus d’un millier de stations météorologiques situées tout autour de la Terre, des mesures de températures à la surface des océans effectuées par des satellites ainsi que des données venant des stations de recherche dans l’Antarctique.

Source : liberation.fr

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Notre carte des pompes fait peau neuve !

L’animation la plus populaire de notre blog est aujourd’hui notre carte des pompes qui permet à nos lecteurs utilisateurs de véhicules flex-fuel, d’avoir accès aux prix pratiqués par les stations proposant en France du superéthanol E85.

Cette animation est aujourd’hui devenue une référence et afin de vous proposer les informations les plus justes, nous nous chargeons tous les mois de sa mise à jour complète. Beaucoup de commentaires laissés cependant sur le blog nous ont montré que vous vouliez que cette carte évolue et devienne un véritable outil de recherche proposant de nouvelles fonctionnalités.

Il était donc temps que notre carte fasse peau neuve!
C’est chose faite, nous venons de mettre en ligne une nouvelle version qui propose dorénavant trois types de recherche :
Une recherche par département, fonctionnalité classique mais mise à jour afin d’être très simple d’utilisation.
Une recherche par commune : qui vous permettra de connaitre les pompes la plus proches de votre domicile.
Une recherche par axe routier : qui vous permettra de connaitre les pompes E85 présentes sur un itinéraire particulier.

Nous avons voulu cette nouvelle version participative afin que cette animation devienne l’outil de toute une communauté. Vous pourrez désormais proposer de nouvelles stations ou des modifications sur les stations existantes, envoyer à vos amis par mail ou SMS les coordonnées des pompes et imprimer directement l’itinéraire vers une station.

Découvrez donc dès maintenant toutes les nouvelles fonctionnalités de notre nouvelle carte des pompes.
Voir notre nouvelle carte!

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Résultats du sondage «Combien seriez-vous prêt à faire de kilomètres pour trouver le carburant le moins cher à la pompe ?»

Le dernier sondage que nous vous avons proposé était un sondage très orienté “vie pratique” touchant tous les propriétaires de véhicules, qu’ils fonctionnent aux énergies fossiles ou aux biocarburants. Nous vous demandions combien seriez-vous prêt à parcourir de kilomètres pour trouver le carburant le moins cher à la pompe ?
Autant vous dire que nous sommes très surpris par les résultats de ce sondage:

• 32% des votants soit 137 participants ont répondu qu’ils seraient prêts à parcourir entre 5 et 10 km pour trouver le prix le moins cher à la pompe
• 31% des votants soit 134 participants ont répondu qu’ils seraient prêts à parcourir plus de 10 km pour trouver le prix le moins cher à la pompe
• 26% des votants soit 112 participants ont répondu qu’ils seraient prêts à parcourir entre 2 et 5km pour trouver le prix le moins cher à la pompe
• Et 10% des votants soit 43 participants ont répondu qu’ils seraient prêts à parcourir moins de 2 km pour trouver le prix le moins cher à la pompe

Pour un total de 426 votants.

Nous pouvons ressentir l’effet “crise économique” sur les résultats de ce sondage. Vous n’hésitez pas à rechercher la station proposant le prix à la pompe le moins cher et ceci en ne comptant pas forcement le nombre de kilomètres à parcourir pour y accéder.
La taxe carbone ayant été invalidée par le conseil constitutionnel, nous n’assisterons en principe pas à une hausse des carburants en ce début d’année, mais une telle hausse est pourtant inéluctable. Seul le prix du superéthanol devrait rester stable à une moyenne de 0.862€, la taxe carbone ne devant pas s’appliquer à ce type de carburant. Croisons cependant les doigts pour cette mesure soit conservée dans la nouvelle loi qui devrait intervenir dans les prochains mois. Autant dire que la crise présente aujourd’hui une bonne opportunité d’opter pour un carburant moins cher mais également plus propre….

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STOP aux idées reçues (Episode 2)

« Il nous reste du temps »

Malgré les différents films et reportages qui tentent de nous avertir de l’urgence de la situation, l’idée collective est bien que « nous avons du temps » devant nous…
Mais il se trouve que le temps est sans doute l’élément le plus contraignant de l’équation. La fonte des glaciers est un élément inquiétant qui prouve que la planète se réchauffe rapidement mais il se trouve que ce phénomène va aussi accélérer le réchauffement climatique. Nous sommes donc face à un cercle vicieux où chaque problème ou détérioration de la situation en entraine une autre, par effet « boule neige ».

Plus d’un tiers des rayons du soleil qui atteignent notre planète aujourd’hui sont réfléchis dans l’espace. La glace, surtout aux Pôles, est en grande partie responsable de ce réfléchissement, puisqu’elle renvoie dans l’espace près de 90% de la lumière solaire. L’eau, en comparaison, a un faible pouvoir réfléchissant. Quand le soleil est à son zénith, l’eau ne renvoie que de 5 à 10 % de lumière dans l’espace. Si la glace était remplacée par de l’eau, (ce qui aujourd’hui apparait comme un problème majeur à cause de la fonte des glaciers), la surface de la terre absorberait beaucoup plus de rayonnements du soleil, qu’elle réémettrait sous forme de chaleur. Cela déclencherait des réchauffements localisés qui hâteraient alors encore plus la fonte des glaciers sur les continents, ce qui ferait monter rapidement le niveau des mers.

Il existe beaucoup d’autres phénomènes de ce type comme par exemple le dégel du Permafrost (sols perpétuellement gelés des zones arctiques) qui a déclenché la libération de grosses quantités de méthane qui étaient retenues sous la glace depuis toujours.
Les preuves montrant que les gisements de méthane en Arctique, sous forme de clathrates (Le clathrate le plus connu est l’hydrate de méthane, ce dernier étant la molécule hôte. Cette « glace qui brûle » quand elle dégage son méthane inflammable n’est stable qu’à pression élevée) sont en train de se déstabiliser se multiplient. Une récente campagne océanographique a découvert pas moins de 250 suintements de méthane dans cette région du globe. La menace d’une accélération brutale du réchauffement climatique se précise donc.

Cela fait des dizaines d’années que les géologues et les océanographes savent qu’il existe en bordure des continents de gigantesques zones où s’accumulent des clathrates. Il s’agit de glaces contenant, en plus de l’eau habituelle, des quantités non négligeables de méthane.
Ce dernier est un puissant gaz à effet de serre puisqu’un seul kilogramme de CH4 équivaut à 25 kilogrammes de CO2 dans l’atmosphère.

Or, si le méthane piégé dans les clathrates est stable dans des conditions de température et de pression données, il suffit que les océans se réchauffent un peu pour qu’il se libère. On comprend aisément, vu le pouvoir d’amplification de l’effet de serre du méthane, que le processus pourrait s’emballer avec libération de plus en plus massive de ce gaz, au fur et à mesure que la température de la planète augmenterait. Les prédictions les plus pessimistes du GIEC pourraient donc devenir non seulement une réalité mais être dépassées, en gravité mais aussi du point de vue de la chronologie.

Les exemples de ce type font que beaucoup d’experts revoient aujourd’hui leurs estimations et annoncent que nous allons devoir renoncer aux énergies fossiles et à notre mode de vie consumériste beaucoup plus tôt que prévu…

A la semaine prochaine pour la suite notre de notre mini-séries sur les idées reçues.

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STOP aux idées reçues (Episode 1)

« La communauté scientifique est divisée »

L’ancien ministre socialiste de Lionel Jospin, Claude Allègre a créé la polémique il y a quelques semaines en qualifiant les théories sur le réchauffement climatique, de «vaste plaisanterie» dont les promoteurs apporteraient «des réponses simplistes à un système complexe et prétendent prédire le climat dans cent ans, alors qu’on a du mal à obtenir une météo fiable à plus de trois jours».
De nombreuses personnes (et notamment les lobbys pétroliers) tentent aujourd’hui de minimiser le réchauffement climatique, arguant d’un prétendue opposition de points de vue au sein de la communauté scientifique. Or c’est tout à fait faux. Les académies des sciences de tous les pays, de longues listes de Prix Nobel et même les conseillers scientifiques de George W. Bush ont reconnu que les activités humaines étaient responsables du réchauffement de la planète.
Selon les conclusions du rapport de 2001 des scientifiques du GIEC (Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat créé il y a vingt ans par les Nations Unies), la cause la plus probable du réchauffement climatique dans la seconde moitié du XXe siècle serait le « forçage anthropique », c’est-à-dire l’augmentation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre résultant de l’activité humaine. Les experts du GIEC ont confirmé le 2 février 2007 que la probabilité que le réchauffement climatique soit dû à l’activité humaine est supérieure à 90 %. (Ce qui est le maximum de certitude que l’on peut obtenir dans le domaine scientifique)
Selon ce même rapport de 2007, 49 milliards de tonnes équivalent CO2 sont émises annuellement par les activités humaines.
• La part due au secteur énergétique est de 25,9%
• Suivie par l’industrie à 19,4%
• Le secteur forestier à 17,4%
• L’agriculture à 13,5%
• Et les transports à 13,1%

En conclusion : les doutes et remises en cause d’autres scientifiques sur le réchauffement climatique ne sont pas autre chose que de la désinformation organisée. Quels que soient les chiffres, les tendances ou les prospectives, il est d’avis scientifique unanime que l’homme est l’un des responsables majeurs du réchauffement climatique et par conséquent, sa mobilisation est essentielle pour freiner ce phénomène.
A la semaine prochaine pour l’épisode 2 de notre mini-série « stop aux idées reçues », consacré au problème du temps et de l’action.

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STOP aux idées reçues (introduction)

Meilleurs voeux pour 2010 !

Joyeux noël !

Le bioéthanol sera finalement exonéré de la taxe carbone !

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